| J’ai telement de choses à raconter que je ne saurais par ou commencer… Nous sommes retourné à Padre cocha voir Antonio et séjourner une nuit loin des bruits des motos taxi de la ville. Dès notre arrivée, Antonio, le réceptionniste de la seule auberge du village nous a acueilli avec son doux sourire à trois dents et ses yeus brilliants. Après quelques histores il nous a emmené discuter avec un shaman du villaje, un homme d’un certain age, vêtu d’un polo sombre, d’un pantalón noir et de ces si fameux souliers mal sirré que tous les péruviens portent. Ses yeux étient flous et je n’arrivait pas à distinger sa pupille, ses dents étaient abimé par le tabac pur qu’usent les shamans pour la purification. Nous avons parlé en présense de toute sa famille assise là dans le hammac comme un samedi devant cette maison faite de bois et de feuilles de palmiers séchés, nous avons un peu conversé au sujet des plantes médicinales puis nous avons pris congé pour aller déjeuner chez une mamita qui vendait du riz au poulet devant chez elle. Dans le village il n’y a ni boutiques, ni restos, justes des partiuliers qui se rendent service et chaque personne vend un peu, cuisine, bricole ainsi que chacun y trouve sa place. Apres le repas nous sommes partis nous asseoir avec ce jeune qui jouait de la guitare en face de chez lui, nous l’avons écouter jouer et chanter. C’est dans ces moments là que j’appréci le momento présent plus que jamais, je pensé que parfois nous vivont des moments fabuleux chacun à notre façon, mais c’est seulement par nostalgie que nous réalisons que ces momento furent géniaux, moi c’est en face d’une guitare que j’arrive à apprécier le moment présent et de le vivre pleinement, comme si juste à ces moments là je pouvait réaliser à quel point j’aime la vie, la magie de la musique... Nous sommes allés à San andres qui se trouve à 15 min de padre cocha, nous sommes tombé pile le jour de l’anniversaire du villaje ainsi que nous avons pu voir leurs danses et leurs rituels sans payer, car habituelement les touristes payent pour voir les danses… Nous avons pu participer et gouter aux plats locaux, un breuvage fait de yuca (sorte de manioc) la préparation se fait en machant le manioc pui en le recrachant, on le laisse fermenter quelques jours puis on y ajoute du sucre. Hum bon je sui spas trop fan, c’est tres pateux… J’ai pu apercevoir des singes morts près du barbec, et ses espèces de poissons noirs horribles, les lèches vitres, enfin je connais pas leur nom mais là je pouvais pas… De la tortue aussi en train de griller la préparation d’un pain faite de yuca et de farine. Leur danse représentait la danse de l’anaconda, ils parlaient de canibalisme d’après les locaux. Ils ont leur propre langage aussi bien que la plupart ne parlent pas español. Nous sommes rentré à l’hébergement avant que la nuit ne tombe et que les moustiques ne nous dévorent. Une fois arrivé nous Antonio nous a invité à feter les 15 ans d’une jeune demoiselle dans la boite de sa nièce. En amérique du sud il est fréquent que les jeunes demoiselles fêtent leur 15 ans. Ce qui signifient pour elles le passage de l’adolescence à l’age adulte, ils en font toute une cérémonie et des photos dans toutes sortes de belles robes, dépendant biensur des moyens de la famille mais en gros ils organisent ça comme un mariage avec la valse de la demoiselle, le jettée du bouquet… la totale… Nous sommes aller manger, éclairé à la bougie, non pas par romantisme mais parce que l’électricité n’est pas au point dans le village, toutes les 10 min ça saute dans tout le village, vous vous imaginez la seule rue, un samedi soir ou tous les habitants se réunissent pour boire et mettre la musique à fond dans chaque maison, et d’une minute à l’autre le noir complet, plus de son, plus rien. Pareil pour la fete de la demoiselle, mais pour la boite ils ont prévu le moteur à gasoil, les autres se contentent de s’éclairer à la bougie et de boire sans musique. Nous sommes allés à la fête après de longues hésitations devant la porte, moi le seul visage pale une fois de plus, et tous les deux vêtus en tong et à l’arrache… Alors que nous voyons défiler tous les habitants mis sur leur 31 avec un cadeau et des robes de princesses. Nous décidons d’y entrer puis biensur personne ne danse jusqu’à ce que la jeune femme entre alors le mec qui parle au micro fait signaler à tout le monde la présense de ces deux étrangers, et oui à peine entré en rasant les murs, déja remarqué lol… Mais la fete était tres sympa on a pu boire, danser avec les vieux et plus jeunes et parler aux gens du village entre borachos digne de ce nom, bonne soirée!!! Le lendemain au momen t de repartir, nous avons comencé à converser avec Antonio, je pourrais écouter cet homme raconter ces histoires pendant des heures et malgré notre soif et notre faim surtout après la soirée de la veille, nous sommes restés là plus d’une heure à l’écouter. C’est un peu comme écouter les histoires de ton grand père, il nous contait comment il s’est fait soigner de la malaria en trois jours rien qu’avec des plantes médicinales, comment vivent les cultures aborigènes natives, ces histoires hallucinogéniques et bien plus… Avec sa manière de conter et sa passion dans la voix, nous sommes resté là muets l’écoutant et nous demandant quand est ce qu’on revient. |